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 'toi et moi, faut qu'on s'explique'

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Nam Shin
MessageSujet: 'toi et moi, faut qu'on s'explique' Lun 31 Mar - 22:16



Shin marchait dans les rues de Séoul, la tête pleine de question. Effectivement, il allait rejoindre ce qu’il pouvait dorénavant appeler : ex. Kim Eun Sil, fille bordélique au possible, doublée d’une maladroite née. Un mélange explosif, qu’il n’avait jamais imaginé. Dans le fond il l’a plaignait, elle ne devait pas avoir la vie facile. Ils s’étaient donnés rendez-vous dans un petit bar non loin des facultés, histoire de mieux se repérer. En effet, Shin étant en étude supérieure et débordé par ses devoirs, il avait préféré rencontré Eun Sil non loin de son lieu d’étude. Cette dernière travaillant, elle n’avait pas forcement la possibilité de se libéré. Ils avaient opté, non sans disputes, pour un créneau horaires qui  les satisfaisaient, tous les deux. Qui plus est, en cas de fuite Shin connaissait tous les recoins de ce quartier et pouvait se cacher aisément. Non pas qu’il est peur de Eun Sil ou autre, mais sa maladresse avait tant de fois créée des histoires, qu’il fallait mieux prévenir que guérir.

Il marchait les écouteurs sur les oreilles, se remémorant le cours qu’il venait d’avoir sur la guerre de 53. C’était très passionnant ses études, sa mère lui avait donné le goût de l’histoire et d’apprendre à connaitre les anciens. Cependant, il se questionnait toujours sur son avenir, s’il pouvait percer dans le métier et se faire un nom. Pas que la filière historique soit une voie de garage, mais découvrir de nouvelles informations inédites et véridiques, sur des faits historiques prenaient un bon nombre d’année. Et Shin, ne voulait pas vivre dans la misère en attendant ce miracle. Mais aujourd’hui, ce n’était pas le problème principale, il avait plus coriace.

Eun Sil et lui avait partagé deux années ensemble, ce n’était pas rien. Ils avaient eu des moments complices, plein de tendresse et d’amour, quoi que tout est relatif. Ils avaient échangé plus que des bisous et des caresses mais jamais au-delà, préférant attendre ‘le bon moment’. Et le ‘bon moment’, n’était jamais arrivé. Quand ils sortaient en ville au début de leur relation, c’était un couple soudé et aimant que voyaient les gens. Mais sur la fin, c’était un couple digne des divorcés de cinquante ans qui n’avait plus aucunes relations que pouvait admirer les passants. Ils avaient tous les deux des caractères trop forts et opposés pour qu’une histoire avec un grand A existe entre eux. Une excitée de la vie, avec un amoureux transi ? Non, ce n’était définitivement pas, le bon mélange.
Arrivé à la hauteur du petit bar, Shin remarquait bien vite qu’Eun Sil n’était pas là. Souriant de satisfaction il se dit qu’il pourrait l’embêter sur ses minutes de retard. Prenant place aux côtés de la vitre il commandait une boisson fraiche. En attendant, sans hâte cachée, son ancienne petite-amie, il relisait ses cours et essayait de comprendre les passages qui étaient un peu flou. C’est dans le courant de l’année 1952 qu’une masse digne d’un cachalot s’échouait en face de lui, indiquant que ‘l’autre’ était arrivée. Eun Sil le cachalot ambulant à six pattes était là.

Shin relevait son nez en forme d’équerre pour zyeuter sur Eun Sil qui affichait une mine peu gracieuse. Pour changer.  Tout en soupirant de bonheur et de joie de vivre, il rangait ses livres et cours dans son sac, posé à même le sol. Ne prêtant aucunement attention à Eun Sil, il sirotait de nouveau sa boisson, en toisant les passants. C’est vrai, ils avaient décidé d’un commun accord de se voir pour régler leurs ‘problèmes’ et de jouer carte sur table. Sauf qu’entre dire et faire, il y a un énorme faussé. Pas que Shin soit intimidé ou que de nouveau il se soit amouracher d’Eun Sil, jamais. Juste, que dire les quatre vérités à quelqu’un ce n’était pas chose aisée. Même à une peste pareille.
Daignant finalement à lui porter attention, il encrait ses yeux noisettes dans ceux de son vis-à-vis. C’est vrai qu’il avait pu, potentiellement, l’aimer. Car elle n’était pas moche, pour un cachalot à six pattes boiteuses. Même très mignonne avec ses petites joues rebondies et ses fossettes bien dessinées. Son visage était fin et s’accordait parfaitement avec toute sa morphologie. C’était une jolie jeune femme de vingt-trois ans. Seule sa nature de peste enlaidissait le tout.  

Sirotant son sirop, il souriait en toute innocence à Eun Sil, lui donnant ainsi la parole pour le premier round. Mais il se souvenait qu’Eun Sil, une fois prise dans son monologue, c’était dur de l’en défaire. Finalement, il lâchait sa paille et posait ses mains sur la table, montrant ainsi qui était le patron. Enfin, encore fallait-il qu’il est un minimum de charisme.

« Bon, tu voulais qu’on parle. Je suis là et tu es là. Accouche mémé, je n’ai pas des heures de libre devant moi, je dois travailler. »

C’était des vrais gamins et encore une fois ça risquait de partir en chamailleries.

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MessageSujet: Re: 'toi et moi, faut qu'on s'explique' Mer 9 Avr - 2:35

En retard. Comme d’habitude dirons-nous. Enfin… Elle n’était pas non plus la fille la plus pressée aujourd’hui. Pour cause, elle allait voir le mec le plus coincé du monde. Son ex, elle avait nommé Nam Shin. Il y avait les mecs toxiques, ceux qui ne pensent qu’a « ça » puis ceux qui ne te laissaient pas respirer. Shin lui… Etait celui qui était là sans vraiment l’être. Aller au musée avec lui relevait du défi, il se planquait de toute statue… Quand à « ca », Eunsil se demandait s’il était réellement un mec ou s’il était né eunuque. Puis il passait sa vie dans les bouquins d’histoire… La vie ce n’était pas ça. Pas du tout même. Enfin bref, elle y réfléchissait encore dans le bus quand elle réalisa qu’elle avait raté son arrêt depuis 5 minutes. Elle se mit a maudire encore une fois son ex, avant de descendre et de tourner les talons a pieds. Ca  ne représentait pas de risques majeurs, si ce n’est le risque de tomber. Ou de se prendre la tête avec lui, encore une fois. Elle ne comptait plus le nombre de fois ou ils se prenaient la tête, tout était sujet à dispute entre eux, et elle savait que cette fois n’y ferait pas défaut ; mais il était temps qu’il reconnaisse ses erreurs, nom d’une photo floue ! Elle le considérait comme responsable, et n’en démordait pas. C’était de sa faute. Point. Même s’il ne voyait pas la situation sous cet angle, elle n’en avait que faire.

Elle se demandait à quel moment ils avaient commencé à se parler comme ça. A se maltraiter verbalement. Ils avaient réussi a être ensemble 2 ans. Dire qu’ils ne se sont jamais aimés serait un mensonge. Un gros mensonge. Mais les choses n’ont jamais pu évoluer avec un coincé comme lui. Et l’amour s’est transformé en lassitude. Jusqu'à finir comme ces couples proches du divorce, caricaturés. Et elle lui en avait voulu. Parce que s’il était moins coincé, peut être  qu’ils n’en seraient jamais arrivés là. Ou peut être qu’ils étaient trop forts l’un pour l’autre ? Elle ne savait pas, et y repenser l’énervait.

Elle était en retard d’une dizaine de minutes. Pfff, elle était prête à parier qu’il allait lui faire des commentaires a ce sujet là ; Ou le lui reprocher tiens, histoire de faire booooonnne mesure. C’était habituel chez lui tout ça, mais à vrai dire, elle n’en avait plus rien a faire. Elle ne parla pas en se posant à la table, se contentant de jeter un regard entre le déplaisir et l’énervement. Elle n’était pas de bonne grâce, et lui, le savait très bien. Elle était venue pour lui dire ce qu’elle pensait de leur relation, et ce qui en découlait, mais une part d’elle n’avait pas envie d’être cette garce là. Même si l’enfoiré devant elle qui  lui disait dernièrement qu’elle était une garce l’aurait bien mérité. Lorsqu’il releva son regard vers elle, elle le vit la dévisager de nouveau, perdu dans ses réflexions. Elle lui adressa un sourire a peine moqueur. Il faisait quoi là ? Parce que JAMAIS. Au grand jamais, elle ne retomberait dans le panneau. Parce que ouais, il présentait bien le petit enfoiré là, mais après…C’était le calme plat. Pas de surprise c’était clair mais c’était tout.  Un petit vieux avant l’âge, avec un sale caractère. Pas de chance, elle aussi avait un sale caractère

Elle le regardait essayer de l’impressionner dans son « jesuislechefetpastoi », et son expression moqueuse ne cessait de s’accroitre, jusqu'à pouffer de rire quand il lâcha sa paille et posa ses mains sur la table comme pour montrer qu’il était le chef. Il y croyait sérieusement le petit là, surtout quand, il prononça.


« Bon, tu voulais qu’on parle. Je suis là et tu es là. Accouche mémé, je n’ai pas des heures de libre devant moi, je dois travailler. »

Son expression moqueuse ne faisait que s’accentuer au fur et a mesure qu’elle le voyait faire son cirque. Et tout en hélant un serveur, et en commandant un thé glacé, elle jeta un regard ennuyé a Shin, avant de lui lancer froidement.

« Tiens, tu as enfin retrouvé de quoi meubler ton slip, maintenant reste plus qu’a savoir l’utiliser hein… »

Puis la voila qui en sirotant, le fixait d’un air las et totalement détaché. Avant d’enchaîner sur le même ton éxaspéré.

« Accouches toi-même ouais. T’as jamais été foutu de t’expliquer clairement. Alors pour une fois essaie de porter ta culotte comme un grand. »

Elle lui adressa un grand sourire moqueur, avant de lui dire tout aussi gentiment.

« De toute manière, c’est pas comme si les guerres chinoises de l’an -100 allaient changer pendant que tu me parles Shin. »

Il était toujours tellement obnubilé par son histoire qu’il pouvait parfois oublier ce qui l’entourait, et lui rappeler que la terre continuait de tourner ne lui ferait pas de mal.
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Nam Shin
MessageSujet: Re: 'toi et moi, faut qu'on s'explique' Mer 9 Avr - 16:31

« Deux longues années ». C’était de cette façon que Shin parlait des années vécues avec Eun Sil. Dans le fond, elles n’étaient pas si mal, disait-il l’air penseur et rêveur. Mais quelle plaie, tout de même, rajoutait-il. Les bons moments pouvaient certainement se comptabiliser sur les doigts d’une main comparés aux ‘mauvais’ moments. Leur relation n’avait rien de violente physiquement mais verbalement ils obtenaient, haut la main, le trophée  des ‘casse couille de première’. Ils pouvaient sur les petites heures du matin, prendre des coups de sang et se ‘taper’ sur la figure, dans le plus beau des langages. Autrement dit, ils avaient développé une sorte de discours qu’ils ne comprenaient qu’eux deux, laissant les autres dans leur incompréhension. Certaines fois c’était des vases qui avaient pris pour la colère de l’un ou de l’autre.

Ce qui avait certainement du cloché dans leur relation, c’était le manque de contact charnel. Ils étaient tous les deux ‘jeunes’ quand ils se sont mis en couple. Ceci pourrait expliquer cela. Shin n’était pas le plus grand des romantiques, c’est sûr, pas prévenant et attentif pour un sous. Cependant Eun Sil n’était pas en reste avec son caractère de gamine pourrie gâtée, doublé d’une invalide de la vie. Accusant toujours la timidité maladive de Shin pour le –terrible- manque de contact charnel, Eun Sil n’arrangeait pas vraiment les choses, enfermant –encore- plus, Shin dans son mutisme ‘no love, no pain’. Le garçon n’était certainement pas innocent, atteint de cette ‘foutue’ timidité maladie, malgré ses airs joviales, dès qu’il s’agissait de toucher Eun Sil, elle revenait au galop. C’était une belle femme avec ses joues rebondies et sa moue de petite fille, mais son corps fessait ‘peur’ à Shin. Le corps d’une femme était l’appréhension la plus totale pour lui, découvrant depuis peu le sien et les plaisirs solo.  Les corps des femmes qu’ils pouvaient fièrement dire connaitre, étaient ceux de sa mère et de sa sœur. Rien de très glorieux n’en soit.

C’était quand la mine gracieuse et couverte d’un sourire malicieux d’Eun Sil apparut dans son champs de vision qu’il revient à la réalité. Durant les dix premières minutes de cette rencontre, ils se toisaient, se jaugeaient, connaissant parfaitement les pensées de l’autre.  C’était une faiblesse, de se savoir ‘connu’. Eun Sil connaissait autant Shin, que Shin connaissait Eun Sil. Pour ça, ils étaient sur un pied d’égalité.

« Bon, tu voulais qu’on parle. Je suis là et tu es là. Accouche mémé, je n’ai pas des heures de libre devant moi, je dois travailler. »

Shin ne s’attendais pas à voir une expression ‘impressionnée’ sur le visage d’Eun Sil, c’était pourquoi il ne put s’empêcher d’esquisser un sourire. Le sourire moqueur de tout à l’heure avait grandi et les yeux d’Eun Sil pétillaient de malice. La bataille avait vraiment commencé. Il savait bien qu’il risquait de perdre son service en lançant une telle phrase, mais il avait voulu essayer. De toutes les façons tous les retournements de situations étaient possibles avec eux deux.  Voulant montrer qu’il n’avait aucunement de puissance sur elle, Eun Sil commandait une boisson en hélant un serveur, refroidissant complétement Shin. Il semblerait que ce n’était pas le seul qui s’était refroidi sur le coup. Eun Sil, lui envoyait une torpille des plus basses sur un ton froid. Du ‘La Garce’ complet.

« Tiens, tu as enfin retrouvé de quoi meubler ton slip, maintenant reste plus qu’à savoir l’utiliser hein… »

Shin ne fit rien. Plantant ses yeux dans ceux d’Eun Sil. Quoi, elle pensait réellement l’atteindre avec ça ? Il en était déçu, pensant qu’elle aurait un peu plus d’imagination pour le torpiller. Mais soit, c’était ainsi. C’est un soupire de déception qui sortait des lèvres de Shin, qui reportait son regard sur l’encyclopédie qui trônait sur le siège à côté de lui. Ses yeux voyageaient de la couverture au siège, en passant par sa main appuyée sur le côté pour finir sur la table. Il se doutait bien qu’elle n’avait pas fini, alors il ne répondait rien et que pouvait-il répondre ? C’était tellement décevant comme pique que répondre aurait été une perte de temps.

« Accouches toi-même ouais. T’as jamais été foutu de t’expliquer clairement. Alors pour une fois essaie de porter ta culotte comme un grand. »

Nous y voilà. Shin, relevait le visage vers Eun Sil, lui montrant son plus beau sourire. Le match pouvait enfin commencer. Il avait capté le regard las et détaché d’Eun Sil, dans le fond, sans jamais l’avouer, ça lui fessait mal. Malgré leurs disputes quotidiennes, avant toutes choses ils étaient des amis. Ils avaient été des amis avant de tomber ‘amoureux’ l’un de l’autre. C’était l’amie, qu’il regrettait à cet instant, pas la petite-amie. Voir ces yeux teintés de ces sentiments sombres, affligeait Shin. Mais c’était l’ex-petite-amie qu’il avait en face de lui, pas question de céder. Il encrait de nouveaux ses yeux dans ceux d’Eun Sil, prenant une mine neutre, mais accompagné d’un petit sourire. Sourire qui était certainement son atout au près des femmes.

« Meubler mon slip ? Tu uses toujours de merveilleux mots pour t’adresser aux autres. Depuis toujours il est meublé, mais ton petit museau n’a pas eu assez de cran pour venir s’y frotter. L’utilisation de ‘cette’ chose, est innée pour les gens doués. Mais ton inquiétude vis-à-vis de ça, me touche, profondément. »

Pour accentuer ses paroles Shin touchait son cœur à l’aide de sa main. C’était certes un gros mensonge, mais Shin avait envie, lui aussi, de jouer. Alors autant mettre la barre haute, pour assurer un minimum de spectacle. Il buvait une autre gorgée de sa boisson, avant de regarder par la fenêtre et d’admirer les gens qui passaient. Il avait l’impression qu’ils n’avaient aucuns soucis, qu’ils vivaient dans un monde où tout est rose. Shin les enviaient, inconsciemment. Cette joie de vivre sans soucis ni problème. Il sentait son natel vibrer au fond de sa poche. Regardant l’horloge qui ornait le haut de comptoir, il se doutait que c’étaient ses parents. Pas grave, Shin prendraient la peine de les appeler plus tard. Mais pour s’assurer que c’étaient eux et rien de grave, il lisait le message. Effectivement, Shin avait vu juste. C’était ses parents, l’heure qu’il était, était leur créneau horaire pour s’appeler, étant donné qu’ils étaient aux Etats-Unis. Déposant le téléphone sur la table, il se concentrait de nouveau sur Eun Sil.

« Si je n’ai jamais été foutu de m’expliquer clairement, tu ne l’a jamais fait aussi. »

Son ton était devenu froid s’en qu’il s’en rendre vraiment compte. À croire que cette histoire le touchait plus que ce qu’il voulait admettre.

« Tes belles paroles ne se conjuguent pas avec tes actes Eun Sil, n’essaie de te donner des aires de grandes, alors que tu n’es qu’une gamine. Donner des leçons de morale aux autres jure avec ta maturité. »

Il n’était pas dans le faux. Eun Sil n’était encore qu’une enfant capricieuse dans sa tête, avec une maturité assez basse. Elle ne l’était pas tout le temps, mais ses caprices étaient fréquents. C’était certainement ce type de comportement qui pouvait faire craquer pour elle, mais aussi très vite énerver. Elle ne se rendait pas compte des comportements enfantins et déplaisants qu’elle véhiculait avec elle.

Eun Sil n’était pas en reste et répliquait aussi vite que son cerveau lui permettait de faire.  Shin était conscient des propos qu’ils tenaient, c’était certainement les pires. Cependant, cette discussion pouvait avoir du bien, tout du moins il l’espérait.

« De toute manière, c’est pas comme si les guerres chinoises de l’an -100 allaient changer pendant que tu me parles Shin. »

Eun Sil en avait dans la culotte, pour reprendre ses termes. Elle osait, en connaissance de cause, qu’attaquer  l’histoire mettrait, de toute évidence, Shin hors de ses gondes. Cependant le garçon se contentait de la regarde, de nouveau de les yeux, sans aucune animosité. À vrai dire, Shin jubilait au fond de lui. C’était d’un côté très triste d’en arriver là, mais tellement amusant. Shin déposait son coude sur la tête et y prit appuie avec sa tête. La reposant ainsi, il l’inclinait légèrement, toisant toujours Eun Sil. Dans sa tête c’était l’opéra de Carl Orff, Carmina Burana O Fortuna.

« De même pour toi. »

Juste une simple phrase pour repartie. Rien ne servait de sortir la grosse artillerie tout de suite. De toutes les façons, il soupçonnait Eun Sil d’avoir encore quelques bons coups dans sa manche, autant se préserver pour la suite. Un sourire moqueur naissait sur ses lèvres la tête, toujours, reposant sur sa main.

« Eun Sil, tu es tellement douée pour jouer les garces et les nanas froides. Tu oses me dire de porter la culotte comme un grand, mais tu n’as pas été foutue de commencer le première, me remettant le bâton dans les mains. Autant je ne suis pas foutu de porter ma culotte fièrement, autant toi tu es pathétique à faire des beaux discours, alors que tu as une frousse pas possible d’affronter ton propre jugement. »

Shin se remettait dans une position plus confortable, dans le but de toiser les gens qui se tenaient à proximité. Aucuns problèmes, ils étaient tous plus ou moins éloignés ne pouvant entendre leur conversation. Il était décidé à en découdre maintenant, pas de raison qu’elle soit la seule à attaquer. Prenant une dernière gorgée de sa boisson, il prenait un ton froid et détaché, avant de s’adresser à Eun Sil, dans le blanc des yeux.

« Tu as toujours mis les causes de notre rupture sur le fait que nous manquions –cruellement- de complicité charnel. Et tu accusais ma non maitrise en la matière et ma timidité, comme étant l’obstacle pour y aboutir. Or, je ne suis pas le seul à être l’élément perturbateur, tu étais autant cet élément que moi. J’ai fait de nombreux efforts pour y remédier en essayant de te combler, mais tu me jetais comme un mal propre. Et tu mettais rarement du tiens aussi. Tes photos étaient ce qui t’occupais le plus. Nombreuses sont les fois où tu as annulé nos rendez-vous, juste pour tes photos. J’acceptais totalement le fais que c’était ton travail et aussi ta passion, mais tu me délaissais complétement pendant des jours, des semaines, pour elles. Je ne suis certes pas tout blanc dans cette histoire, mais tu l’es tout autant que moi. »

Shin reprenait une gorgée de sa boisson. Non rien n’allait plus, il vidait une partie de son sac et ça lui fessait un bien fou. Ce n’était certes pas très cool pour Eun Sil, mais ils étaient là pour jouer cartes sur table. Alors autant bien le faire.

« Et dire que c’est de ma faute que nous avons rompus, que je suis l’unique fautif, c’est de la mauvaise foi. »

Shin attrapait son sac qui était au pied de la table et l’ouvrit, sans grande conviction. Il fouillait dedans, déplaçant livres et feuilles volantes. Il avait de tout dans son sac de l’utile à l’inutile. C’était aléatoire ce qu’on pouvait trouver dedans. Malgré le bazar monstre qui y régnait, il en sorti une petite enveloppe intacte, de couleur violette, ornée d’une belle écriture, « Pour Shin ».  La déposant sur la table et remettant correctement son sac à ses pieds, il saisissait l’enveloppe, avant de la tendre à Eun Sil.

« Tiens, je pense que je dois te les rendre »

Insistant sur le fait que la jeune fille devait les prendre, il saisit sa main et déposait l’enveloppe dedans.

« Je te rends les photos que tu avais fait de nous, lors de nos merveilleux souvenirs. Je me doute bien que tu ne les veux pas, mais elles t’appartiennent.»

Shin baissait doucement la tête, avant de le relever dans un petit sourire, sans aucune animosité.

« Nous n’avons pas eu que des mauvais moments ensemble, nous en avons eu des bons. Et je veux conserver que cette partie de notre relation dans mes souvenirs. Je tenais à te remercie, pour ses bons moments, quand même. »

Son sourire disparaissait de son visage, laissant place à une mine neutre et détaché.

« Cependant, malgré mes efforts je n’arrive pas à oublier nos mauvais moments. Tu étais la pire des garces immature. Je pense que rompre était la dernière solution avant qu’on s’entre-tue. »
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